user_mobilelogo

Entre Saône et Rhône...

Des petites histoires au grand boulevard...
_ _ _ _ _ _ _
Entrez dans la petite histoire
celle qui tisse le quotidien
celle que font les citoyens
celles qui font les grandeurs de demain
Petites histoires et grands travaux
d'un bout de trottoir à tout le territoire
Petites histoires...
À quoi servent les petites histoires ?
Replongeons
dans les sons et odeurs
de la rue Dumont
Suivons
la tournée du marchand de charbon
tirant sa charrette à bras
le long de l'ancienne voie ferrée de la rue Hénon
Visitons
les commerces
cordonnier menuisier laitier teinturier
Attrapons
au passage quelques bouteilles
tirées par les chevaux du limonadier
Ferrand
Revoyons De Gaulle serrer la main de l'enfant
sur fond de tunnel au cri perçant
Des premiers tags sur les murs
aux jardins remplacés par les voitures
Voguons
sur une Saône bleue ou rouge
des rejets de teinture
Respirons à pleines narines
la vanille de la biscuiterie Vignals
alors que des enfants s'enfoncent dans les entrailles de la colline
ont peur et trouvent ça génial
Rappelons
les 25 pavillons de l'actuelle rue Dangon
des familles, des jardins, destruction
à la place grandes tours en béton, les loyers explosions, habitants expulsion
Ecoutons
les cris du rémouleur qui passe devant l'école
l'accent du concierge alsacien de l'usine Verdol
Découvrons
pourquoi l'arbre de la liberté
n'a jamais été planté
Réentendons ce que pouvait être il y a quelques années la vie de quartier...
À quoi servent les petites histoires ?
Il faut savoir se souvenir pour mieux voir l'avenir
À quoi servent les petites histoires ?
À savoir
Comment la piscine Saint-Exupéry a failli être un abri antiatomique
Comment un magnolia déraciné peut amener à défendre le patrimoine de son quartier
Ce qu'était hier la rue Chazière
Ce qu'il y avait de neuf à la « traboule 59 »
À quoi servent les petites histoires ?
C'est un aménagement très utile :
elles servent à reboucher les trous de mémoires
Les petites histoires ouvrent la perspective
pour dessiner l'horizon entre deux rives
Des petites histoires au grand boulevard
le quartier vous attend
pour y donner de votre temps
y laisser votre empreinte
y insuffler de la vie
Venez-y sans crainte
et un jour, vous vous promènerez
avec un ami, ou votre petit-enfant
sur le trottoir
où vous lui direz: « ce que tu vois là
c'est grâce à moi »
et vous préciserez: « je te dis ça...
c'est juste pour la petite histoire ».

_______________

Des petites histoires au grand boulevard...
_ _ _ _ _ _ _
Entrez dans la petite histoire
celle qui tisse le quotidien
celle que font les citoyens
celles qui font les grandeurs de demain
Petites histoires et grands travaux
d'un bout de trottoir à tout le territoire
Petites histoires...
À quoi servent les petites histoires ?
Replongeons
dans les sons et odeurs
de la rue Dumont
Suivons
la tournée du marchand de charbon
tirant sa charrette à bras
le long de l'ancienne voie ferrée de la rue Hénon
Visitons
les commerces
cordonnier menuisier laitier teinturier
Attrapons
au passage quelques bouteilles
tirées par les chevaux du limonadier
Ferrand
Revoyons De Gaulle serrer la main de l'enfant
sur fond de tunnel au cri perçant
Des premiers tags sur les murs
aux jardins remplacés par les voitures
Voguons
sur une Saône bleue ou rouge
des rejets de teinture
Respirons à pleines narines
la vanille de la biscuiterie Vignals
alors que des enfants s'enfoncent dans les entrailles de la colline
ont peur et trouvent ça génial
Rappelons
les 25 pavillons de l'actuelle rue Dangon
des familles, des jardins, destruction
à la place grandes tours en béton, les loyers explosions, habitants expulsion
Ecoutons
les cris du rémouleur qui passe devant l'école
l'accent du concierge alsacien de l'usine Verdol
Découvrons
pourquoi l'arbre de la liberté
n'a jamais été planté
Réentendons ce que pouvait être il y a quelques années la vie de quartier...
À quoi servent les petites histoires ?
Il faut savoir se souvenir pour mieux voir l'avenir
À quoi servent les petites histoires ?
À savoir
Comment la piscine Saint-Exupéry a failli être un abri antiatomique
Comment un magnolia déraciné peut amener à défendre le patrimoine de son quartier
Ce qu'était hier la rue Chazière
Ce qu'il y avait de neuf à la « traboule 59 »
À quoi servent les petites histoires ?
C'est un aménagement très utile :
elles servent à reboucher les trous de mémoires
Les petites histoires ouvrent la perspective
pour dessiner l'horizon entre deux rives
Des petites histoires au grand boulevard
le quartier vous attend
pour y donner de votre temps
y laisser votre empreinte
y insuffler de la vie
Venez-y sans crainte
et un jour, vous vous promènerez
avec un ami, ou votre petit-enfant
sur le trottoir
où vous lui direz: « ce que tu vois là
c'est grâce à moi »
et vous préciserez: « je te dis ça...
c'est juste pour la petite histoire ».

_______________

Des petites histoires au grand boulevard...
_ _ _ _ _ _ _
Entrez dans la petite histoire
celle qui tisse le quotidien
celle que font les citoyens
celles qui font les grandeurs de demain
Petites histoires et grands travaux
d'un bout de trottoir à tout le territoire
Petites histoires...
À quoi servent les petites histoires ?
Replongeons
dans les sons et odeurs
de la rue Dumont
Suivons
la tournée du marchand de charbon
tirant sa charrette à bras
le long de l'ancienne voie ferrée de la rue Hénon
Visitons
les commerces
cordonnier menuisier laitier teinturier
Attrapons
au passage quelques bouteilles
tirées par les chevaux du limonadier
Ferrand
Revoyons De Gaulle serrer la main de l'enfant
sur fond de tunnel au cri perçant
Des premiers tags sur les murs
aux jardins remplacés par les voitures
Voguons
sur une Saône bleue ou rouge
des rejets de teinture
Respirons à pleines narines
la vanille de la biscuiterie Vignals
alors que des enfants s'enfoncent dans les entrailles de la colline
ont peur et trouvent ça génial
Rappelons
les 25 pavillons de l'actuelle rue Dangon
des familles, des jardins, destruction
à la place grandes tours en béton, les loyers explosions, habitants expulsion
Ecoutons
les cris du rémouleur qui passe devant l'école
l'accent du concierge alsacien de l'usine Verdol
Découvrons
pourquoi l'arbre de la liberté
n'a jamais été planté
Réentendons ce que pouvait être il y a quelques années la vie de quartier...
À quoi servent les petites histoires ?
Il faut savoir se souvenir pour mieux voir l'avenir
À quoi servent les petites histoires ?
À savoir
Comment la piscine Saint-Exupéry a failli être un abri antiatomique
Comment un magnolia déraciné peut amener à défendre le patrimoine de son quartier
Ce qu'était hier la rue Chazière
Ce qu'il y avait de neuf à la « traboule 59 »
À quoi servent les petites histoires ?
C'est un aménagement très utile :
elles servent à reboucher les trous de mémoires
Les petites histoires ouvrent la perspective
pour dessiner l'horizon entre deux rives
Des petites histoires au grand boulevard
le quartier vous attend
pour y donner de votre temps
y laisser votre empreinte
y insuffler de la vie
Venez-y sans crainte
et un jour, vous vous promènerez
avec un ami, ou votre petit-enfant
sur le trottoir
où vous lui direz: « ce que tu vois là
c'est grâce à moi »
et vous préciserez: « je te dis ça...
c'est juste pour la petite histoire ».

_______________

Des petites histoires au grand boulevard...
_ _ _ _ _ _ _
Entrez dans la petite histoire
celle qui tisse le quotidien
celle que font les citoyens
celles qui font les grandeurs de demain
Petites histoires et grands travaux
d'un bout de trottoir à tout le territoire
Petites histoires...
À quoi servent les petites histoires ?
Replongeons
dans les sons et odeurs
de la rue Dumont
Suivons
la tournée du marchand de charbon
tirant sa charrette à bras
le long de l'ancienne voie ferrée de la rue Hénon
Visitons
les commerces
cordonnier menuisier laitier teinturier
Attrapons
au passage quelques bouteilles
tirées par les chevaux du limonadier
Ferrand
Revoyons De Gaulle serrer la main de l'enfant
sur fond de tunnel au cri perçant
Des premiers tags sur les murs
aux jardins remplacés par les voitures
Voguons
sur une Saône bleue ou rouge
des rejets de teinture
Respirons à pleines narines
la vanille de la biscuiterie Vignals
alors que des enfants s'enfoncent dans les entrailles de la colline
ont peur et trouvent ça génial
Rappelons
les 25 pavillons de l'actuelle rue Dangon
des familles, des jardins, destruction
à la place grandes tours en béton, les loyers explosions, habitants expulsion
Ecoutons
les cris du rémouleur qui passe devant l'école
l'accent du concierge alsacien de l'usine Verdol
Découvrons
pourquoi l'arbre de la liberté
n'a jamais été planté
Réentendons ce que pouvait être il y a quelques années la vie de quartier...
À quoi servent les petites histoires ?
Il faut savoir se souvenir pour mieux voir l'avenir
À quoi servent les petites histoires ?
À savoir
Comment la piscine Saint-Exupéry a failli être un abri antiatomique
Comment un magnolia déraciné peut amener à défendre le patrimoine de son quartier
Ce qu'était hier la rue Chazière
Ce qu'il y avait de neuf à la « traboule 59 »
À quoi servent les petites histoires ?
C'est un aménagement très utile :
elles servent à reboucher les trous de mémoires
Les petites histoires ouvrent la perspective
pour dessiner l'horizon entre deux rives
Des petites histoires au grand boulevard
le quartier vous attend
pour y donner de votre temps
y laisser votre empreinte
y insuffler de la vie
Venez-y sans crainte
et un jour, vous vous promènerez
avec un ami, ou votre petit-enfant
sur le trottoir
où vous lui direz: « ce que tu vois là
c'est grâce à moi »
et vous préciserez: « je te dis ça...
c'est juste pour la petite histoire ».

_______________

Des petites histoires au grand boulevard...
_ _ _ _ _ _ _
Entrez dans la petite histoire
celle qui tisse le quotidien
celle que font les citoyens
celles qui font les grandeurs de demain
Petites histoires et grands travaux
d'un bout de trottoir à tout le territoire
Petites histoires...
À quoi servent les petites histoires ?
Replongeons
dans les sons et odeurs
de la rue Dumont
Suivons
la tournée du marchand de charbon
tirant sa charrette à bras
le long de l'ancienne voie ferrée de la rue Hénon
Visitons
les commerces
cordonnier menuisier laitier teinturier
Attrapons
au passage quelques bouteilles
tirées par les chevaux du limonadier
Ferrand
Revoyons De Gaulle serrer la main de l'enfant
sur fond de tunnel au cri perçant
Des premiers tags sur les murs
aux jardins remplacés par les voitures
Voguons
sur une Saône bleue ou rouge
des rejets de teinture
Respirons à pleines narines
la vanille de la biscuiterie Vignals
alors que des enfants s'enfoncent dans les entrailles de la colline
ont peur et trouvent ça génial
Rappelons
les 25 pavillons de l'actuelle rue Dangon
des familles, des jardins, destruction
à la place grandes tours en béton, les loyers explosions, habitants expulsion
Ecoutons
les cris du rémouleur qui passe devant l'école
l'accent du concierge alsacien de l'usine Verdol
Découvrons
pourquoi l'arbre de la liberté
n'a jamais été planté
Réentendons ce que pouvait être il y a quelques années la vie de quartier...
À quoi servent les petites histoires ?
Il faut savoir se souvenir pour mieux voir l'avenir
À quoi servent les petites histoires ?
À savoir
Comment la piscine Saint-Exupéry a failli être un abri antiatomique
Comment un magnolia déraciné peut amener à défendre le patrimoine de son quartier
Ce qu'était hier la rue Chazière
Ce qu'il y avait de neuf à la « traboule 59 »
À quoi servent les petites histoires ?
C'est un aménagement très utile :
elles servent à reboucher les trous de mémoires
Les petites histoires ouvrent la perspective
pour dessiner l'horizon entre deux rives
Des petites histoires au grand boulevard
le quartier vous attend
pour y donner de votre temps
y laisser votre empreinte
y insuffler de la vie
Venez-y sans crainte
et un jour, vous vous promènerez
avec un ami, ou votre petit-enfant
sur le trottoir
où vous lui direz: « ce que tu vois là
c'est grâce à moi »
et vous préciserez: « je te dis ça...
c'est juste pour la petite histoire ».

_______________

Des petites histoires au grand boulevard...
_ _ _ _ _ _ _
Entrez dans la petite histoire
celle qui tisse le quotidien
celle que font les citoyens
celles qui font les grandeurs de demain
Petites histoires et grands travaux
d'un bout de trottoir à tout le territoire
Petites histoires...
À quoi servent les petites histoires ?
Replongeons
dans les sons et odeurs
de la rue Dumont
Suivons
la tournée du marchand de charbon
tirant sa charrette à bras
le long de l'ancienne voie ferrée de la rue Hénon
Visitons
les commerces
cordonnier menuisier laitier teinturier
Attrapons
au passage quelques bouteilles
tirées par les chevaux du limonadier
Ferrand
Revoyons De Gaulle serrer la main de l'enfant
sur fond de tunnel au cri perçant
Des premiers tags sur les murs
aux jardins remplacés par les voitures
Voguons
sur une Saône bleue ou rouge
des rejets de teinture
Respirons à pleines narines
la vanille de la biscuiterie Vignals
alors que des enfants s'enfoncent dans les entrailles de la colline
ont peur et trouvent ça génial
Rappelons
les 25 pavillons de l'actuelle rue Dangon
des familles, des jardins, destruction
à la place grandes tours en béton, les loyers explosions, habitants expulsion
Ecoutons
les cris du rémouleur qui passe devant l'école
l'accent du concierge alsacien de l'usine Verdol
Découvrons
pourquoi l'arbre de la liberté
n'a jamais été planté
Réentendons ce que pouvait être il y a quelques années la vie de quartier...
À quoi servent les petites histoires ?
Il faut savoir se souvenir pour mieux voir l'avenir
À quoi servent les petites histoires ?
À savoir
Comment la piscine Saint-Exupéry a failli être un abri antiatomique
Comment un magnolia déraciné peut amener à défendre le patrimoine de son quartier
Ce qu'était hier la rue Chazière
Ce qu'il y avait de neuf à la « traboule 59 »
À quoi servent les petites histoires ?
C'est un aménagement très utile :
elles servent à reboucher les trous de mémoires
Les petites histoires ouvrent la perspective
pour dessiner l'horizon entre deux rives
Des petites histoires au grand boulevard
le quartier vous attend
pour y donner de votre temps
y laisser votre empreinte
y insuffler de la vie
Venez-y sans crainte
et un jour, vous vous promènerez
avec un ami, ou votre petit-enfant
sur le trottoir
où vous lui direz: « ce que tu vois là
c'est grâce à moi »
et vous préciserez: « je te dis ça...
c'est juste pour la petite histoire ».

_______________

Des petites histoires au grand boulevard...
_ _ _ _ _ _ _
Entrez dans la petite histoire
celle qui tisse le quotidien
celle que font les citoyens
celles qui font les grandeurs de demain
Petites histoires et grands travaux
d'un bout de trottoir à tout le territoire
Petites histoires...
À quoi servent les petites histoires ?
Replongeons
dans les sons et odeurs
de la rue Dumont
Suivons
la tournée du marchand de charbon
tirant sa charrette à bras
le long de l'ancienne voie ferrée de la rue Hénon
Visitons
les commerces
cordonnier menuisier laitier teinturier
Attrapons
au passage quelques bouteilles
tirées par les chevaux du limonadier
Ferrand
Revoyons De Gaulle serrer la main de l'enfant
sur fond de tunnel au cri perçant
Des premiers tags sur les murs
aux jardins remplacés par les voitures
Voguons
sur une Saône bleue ou rouge
des rejets de teinture
Respirons à pleines narines
la vanille de la biscuiterie Vignals
alors que des enfants s'enfoncent dans les entrailles de la colline
ont peur et trouvent ça génial
Rappelons
les 25 pavillons de l'actuelle rue Dangon
des familles, des jardins, destruction
à la place grandes tours en béton, les loyers explosions, habitants expulsion
Ecoutons
les cris du rémouleur qui passe devant l'école
l'accent du concierge alsacien de l'usine Verdol
Découvrons
pourquoi l'arbre de la liberté
n'a jamais été planté
Réentendons ce que pouvait être il y a quelques années la vie de quartier...
À quoi servent les petites histoires ?
Il faut savoir se souvenir pour mieux voir l'avenir
À quoi servent les petites histoires ?
À savoir
Comment la piscine Saint-Exupéry a failli être un abri antiatomique
Comment un magnolia déraciné peut amener à défendre le patrimoine de son quartier
Ce qu'était hier la rue Chazière
Ce qu'il y avait de neuf à la « traboule 59 »
À quoi servent les petites histoires ?
C'est un aménagement très utile :
elles servent à reboucher les trous de mémoires
Les petites histoires ouvrent la perspective
pour dessiner l'horizon entre deux rives
Des petites histoires au grand boulevard
le quartier vous attend
pour y donner de votre temps
y laisser votre empreinte
y insuffler de la vie
Venez-y sans crainte
et un jour, vous vous promènerez
avec un ami, ou votre petit-enfant
sur le trottoir
où vous lui direz: « ce que tu vois là
c'est grâce à moi »
et vous préciserez: « je te dis ça...
c'est juste pour la petite histoire ».

_______________

Des petites histoires au grand boulevard...
_ _ _ _ _ _ _
Entrez dans la petite histoire
celle qui tisse le quotidien
celle que font les citoyens
celles qui font les grandeurs de demain
Petites histoires et grands travaux
d'un bout de trottoir à tout le territoire
Petites histoires...
À quoi servent les petites histoires ?
Replongeons
dans les sons et odeurs
de la rue Dumont
Suivons
la tournée du marchand de charbon
tirant sa charrette à bras
le long de l'ancienne voie ferrée de la rue Hénon
Visitons
les commerces
cordonnier menuisier laitier teinturier
Attrapons
au passage quelques bouteilles
tirées par les chevaux du limonadier
Ferrand
Revoyons De Gaulle serrer la main de l'enfant
sur fond de tunnel au cri perçant
Des premiers tags sur les murs
aux jardins remplacés par les voitures
Voguons
sur une Saône bleue ou rouge
des rejets de teinture
Respirons à pleines narines
la vanille de la biscuiterie Vignals
alors que des enfants s'enfoncent dans les entrailles de la colline
ont peur et trouvent ça génial
Rappelons
les 25 pavillons de l'actuelle rue Dangon
des familles, des jardins, destruction
à la place grandes tours en béton, les loyers explosions, habitants expulsion
Ecoutons
les cris du rémouleur qui passe devant l'école
l'accent du concierge alsacien de l'usine Verdol
Découvrons
pourquoi l'arbre de la liberté
n'a jamais été planté
Réentendons ce que pouvait être il y a quelques années la vie de quartier...
À quoi servent les petites histoires ?
Il faut savoir se souvenir pour mieux voir l'avenir
À quoi servent les petites histoires ?
À savoir
Comment la piscine Saint-Exupéry a failli être un abri antiatomique
Comment un magnolia déraciné peut amener à défendre le patrimoine de son quartier
Ce qu'était hier la rue Chazière
Ce qu'il y avait de neuf à la « traboule 59 »
À quoi servent les petites histoires ?
C'est un aménagement très utile :
elles servent à reboucher les trous de mémoires
Les petites histoires ouvrent la perspective
pour dessiner l'horizon entre deux rives
Des petites histoires au grand boulevard
le quartier vous attend
pour y donner de votre temps
y laisser votre empreinte
y insuffler de la vie
Venez-y sans crainte
et un jour, vous vous promènerez
avec un ami, ou votre petit-enfant
sur le trottoir
où vous lui direz: « ce que tu vois là
c'est grâce à moi »
et vous préciserez: « je te dis ça...
c'est juste pour la petite histoire ».

_______________

Nouvelles anecdotes

Flammarion - école de garçons
Flammarion - école de garçons

Monsieur Fichot. Mon maître de CM2. Je m'en souviens c [ ... ]

lire la suite
Cent moins n'un
Cent moins n'un

Je n'ai jamais vu Guignol. Jamais à la Croix-Rousse en to [ ... ]

lire la suite
La Fête Des Lumières
La Fête Des Lumières

Je la garde en moi, après tout ce temps. Rue de l'Alm [ ... ]

lire la suite

Frayeurs nocturnes

J'ai habité à Lyon, à la Croix-Rousse, de 1962 à 1970. Cette période de ma vie correspond en gros à celle de mon adolescence, et un peu après. L'âge où, lorsqu'on est encore étudiant et qu'on a des parents de condition modeste, on s'efforce de gagner un petit sou, pour au moins financer ses besoins en divertissements divers. Je ne sais plus comment j'avais été, dès le début, aiguillé vers le recours au métier de gardien de nuit. Mon employeur était La Ronde de Nuit, dont les bureaux étaient rue Gasparin. Il faudra qu'un jour j'écrive plus longuement sur cette profession qui permettait à des jeunes gens de sexe mâle de gagner une petite rémunération en contrepartie de nuits passées à hanter les locaux sombres et déserts d'entreprises parfois fascinantes !
Entre deux rondes, il y avait du temps à tuer, et je trouvais idéal ce métier où dans les longs temps morts, on pouvait lire et écrire. Dans des conditions souvent idéales ! Pensez ! Dans les bureaux, j'avais à ma disposition des machines à boule IBM du dernier cri pour taper les textes de mes poèmes et autres élucubrations ! Les frigos géants de leurs cuisines dévoilaient dans le rayon de ma lampe torche des Fuji-Yama de rillettes dans des jattes grandes comme des cratères lunaires, et des stalagtites de saucissons et de jambons projetaient leurs ombres gargantuesques ! La restauration industrielle pré-digérée en plateaux aseptisés était encore inconnue ! Et puis, nous étions à Lyon ! il fallait voir à ne pas servir n'importe quoi à des salariés dotés d'un solide autant qu'exigeant coup de fourchette ! Avec ces cavernes d'aliments, mes petites fringales de deux heures du matin trouvaient largement à s'apaiser ! Et quand on était appelé sur des sites industriels pratiquant les 3 x 8, on avait droit au spectacle, autrement impossible à imaginer, d'une vie nocturne sublime et surhumaine. Se promener entre les tapis roulants et rougeoyants de lave d'une briquetterie (à Caluire), ou seul entre les torchères d'une raffinerie de Feyzin, ce sont des moments grandioses et magnifiques. Et tout ça, rien qu'en acceptant de porter une casquette un peu naze, et, en sautoir, un "mouchard" bardé de cuir ! Et en plus, on était payé pour ça !
Parfois, c'était moins souriant, comme chez Gillet-Thaon, dans les vieux bâtiments qu'ils avaient sur le quai de Saône, à la hauteur du pont Clémenceau, côté Croix-Rousse. Une partie de mes rondes consistaient à traverser d'immenses entrepôts dans les bâtiments mêmes de l'usine. J'avançais dans une allée centrale… De part et d'autre s'alignaient les cloisons de planches de réserves où s'entassaient des milliers de rouleaux de textile en attente d'être teints, ou qui venaient tout juste de l'être. Pour des raisons dont je ne me souviens pas, il n'y avait pas d'éclairage électrique. C'était l'obscurité totale. Je ne suis pas froussard, sinon je n'aurais pas choisi ce gagne-argent de poche. 
Non, le problème était ailleurs. Au sol, recouvrant l'obscurité inerte d'une obscurité vivante, des nappes de cafards s'écartaient devant le faisceau de ma torche électrique. Les blattes raffolent de tissu fraîchement apprêté… L'air était saturé de l'odeur rêche des rouleaux de textile gorgé de pigment. J'étais le Moïse de la mer des blattes. Le flot grouillant se divisait devant moi selon un V inversé, mais jamais assez vite à mon goût ! 

Surtout que chez les cafards comme chez les humains, apparemment il y a aussi une proportion non négligeable de mal-comprenants, qui ne partaient pas dans la bonne direction. Au lieu de s'éloigner de la source de lumière, se prenant pour des papillons de nuit - rôle à mon avis très au dessus de leur condition - elles décidaient de se diriger vers mes pieds ! Pour les éviter, je faisais des bonds sans pouvoir m'empêcher de crier de dégoût ! Parce que, bien entendu, en retombant au sol, j'en écrasais un paquet ! À en parler aujourd'hui, j'en ai encore des frissons dans les poils de ma nuque !

Mais cinquante ans après, de cette expérience et de ce jeune homme que j'étais, il ne me reste qu'un bon et attendri souvenir. Alors qu'autrefois des étudiants rêveurs et des retraités cacochymes avec leurs petites laines faisaient l'affaire pour prétendre appartenir à la noble et paisible corporation des gardiens de nuit, je crains qu'aujourd'hui, ce métier ne soit désormais réservé à des spécialistes en sécurité, karatékas, maîtres-chiens, ex-mercenaires et autres anciens des services secrets. Avant qu'il ne soit définitivement rendu obsolète par des robots infaillibles et par de déshumanisés systèmes de surveillance électronique. On n'entendra plus de pépés éternuer le long des couloirs obscurs, ni des étudiants désargentés taper leurs poèmes dans les bureaux des services de comptabilité, ni le petit bruit métallique que faisait la clé des "pointeaux" dans la serrure de notre "mouchard", où s'avançait, imperturbable, la bande de papier témoin de nos heures d'insomnie... Dommage.

En 1851, François Gillet est maître teinturier, installé quai Pierre Scize, puis au 8 quai de Serin, actuel quai Joseph-Gillet, où son entreprise de teinture au noir se développe rapidement grâce à l’acquisition de machines à vapeur et de chaudières. En 1936, les Gillet, avec l'usine Gillet-Thaon, sont à la tête du principal groupe de traitement textile en France. L'usine est détruite dans les années 80.

  • Marc

    Lyon, la Croix-Rousse, on murmure depuis toujours à propos de leurs faces cachées, de leurs passages secrets, de leurs vies souterraines, de leurs palabres nocturnes.
    En voilà un exemple saisissant...
    C'était donc bien vrai !

  • Martine

    Très bien écrit ! Heureusement, et malheureusement, que ce métier s'est modernisé : il fera place de plus en plus à de vrais professionnels, mais très dangereux quand même...

  • Marc

    Frayeurs nocturnes, interprété par des comédiens, dans le parc qui surplombe la Saône, a marqué les esprits lors de la bambane de dimanche dernier après-midi...

Ajouter vos commentaires

0
conditions d'utilisation.

Le site des Petites Histoires de la Croix-Rousse est réalisé avec le soutien de la Ville de Lyon et de la Mairie du 4ème arrondissement Ville de LyonConseils de quartier Ville de Lyon