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Entre Saône et Rhône...

Des petites histoires au grand boulevard...
_ _ _ _ _ _ _
Entrez dans la petite histoire
celle qui tisse le quotidien
celle que font les citoyens
celles qui font les grandeurs de demain
Petites histoires et grands travaux
d'un bout de trottoir à tout le territoire
Petites histoires...
À quoi servent les petites histoires ?
Replongeons
dans les sons et odeurs
de la rue Dumont
Suivons
la tournée du marchand de charbon
tirant sa charrette à bras
le long de l'ancienne voie ferrée de la rue Hénon
Visitons
les commerces
cordonnier menuisier laitier teinturier
Attrapons
au passage quelques bouteilles
tirées par les chevaux du limonadier
Ferrand
Revoyons De Gaulle serrer la main de l'enfant
sur fond de tunnel au cri perçant
Des premiers tags sur les murs
aux jardins remplacés par les voitures
Voguons
sur une Saône bleue ou rouge
des rejets de teinture
Respirons à pleines narines
la vanille de la biscuiterie Vignals
alors que des enfants s'enfoncent dans les entrailles de la colline
ont peur et trouvent ça génial
Rappelons
les 25 pavillons de l'actuelle rue Dangon
des familles, des jardins, destruction
à la place grandes tours en béton, les loyers explosions, habitants expulsion
Ecoutons
les cris du rémouleur qui passe devant l'école
l'accent du concierge alsacien de l'usine Verdol
Découvrons
pourquoi l'arbre de la liberté
n'a jamais été planté
Réentendons ce que pouvait être il y a quelques années la vie de quartier...
À quoi servent les petites histoires ?
Il faut savoir se souvenir pour mieux voir l'avenir
À quoi servent les petites histoires ?
À savoir
Comment la piscine Saint-Exupéry a failli être un abri antiatomique
Comment un magnolia déraciné peut amener à défendre le patrimoine de son quartier
Ce qu'était hier la rue Chazière
Ce qu'il y avait de neuf à la « traboule 59 »
À quoi servent les petites histoires ?
C'est un aménagement très utile :
elles servent à reboucher les trous de mémoires
Les petites histoires ouvrent la perspective
pour dessiner l'horizon entre deux rives
Des petites histoires au grand boulevard
le quartier vous attend
pour y donner de votre temps
y laisser votre empreinte
y insuffler de la vie
Venez-y sans crainte
et un jour, vous vous promènerez
avec un ami, ou votre petit-enfant
sur le trottoir
où vous lui direz: « ce que tu vois là
c'est grâce à moi »
et vous préciserez: « je te dis ça...
c'est juste pour la petite histoire ».

_______________

Des petites histoires au grand boulevard...
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où vous lui direz: « ce que tu vois là
c'est grâce à moi »
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Nouvelles anecdotes

Le Trésor

Sous une pierre anguleuse dominant les balmes qui surplom [ ... ]

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Ligne Numéro 13

Ma ligne, celle du trolley numéro 13. Cinquant [ ... ]

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Un vélo de peinture… vert salade
Un vélo de peinture… vert salade

Il n'y aurait donc pas de vélo neuf. A la [ ... ]

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On est les champions !

C'est ce que chantaient à tue-tête dans  [ ... ]

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Ligne Numéro 13

Ma ligne, celle du trolley numéro 13.

Cinquante ans plus tard, elle me fait voyager, en rêve : "le 13" est maintenant un vaisseau fantôme. Tout récemment, sans prévenir, j'ai refait mentalement le parcours : celui que j'ai emprunté des centaines de fois, pendant des années, avant, un beau jour, de quitter Lyon et la Croix-Rousse, définitivement. Et de ne plus jamais repenser à la ligne 13.

Le scénario, le trajet, avait un petit air bénin ; il était invariable : le monstre bonasse, tout rouge, et blanc aussi, arrivait à une heure incertaine, le mufle large, gros insecte empêtré dans ses élytres - ses perches - et dans ses fils qui suivaient le mouvement avec un peu de peine, avec un petit retard vaguement menaçant, comme des fouets que l'on retient, des bêtes qui vous traquent.

Nous montions par l'arrière, traversant comme un miroir des portes à soufflet, vague accordéon qui n'avait pas appris la musique, ne sachant vraiment faire qu'une ou deux choses : s'ouvrir en claquant très fort, comme des gifles, et se refermer sèchement…, sur les gens.

Le son aigrelet d'un timbre de laiton, digne d'un hôtel du far-west, signifiait le début de l'épopée, un parcours fantôme au ralenti, porté par le silence des énormes pneus.

Il y a de l'humour, involontaire mais têtu, dans les transports : "Avançons sur l'avant !!!...", hurlait le receveur, aussi énorme lui-même que sa cage grillagée était étroite.Et je ressens encore dans ma main la laque de la barre moite où se tenir, ou bien la poignée de cuir recuit qui sciait les doigts, au bout de laquelle nous partirions en vrille, au premier cahot, comme autant d'araignées en goguette, ébahies au bout de leur fil.

Rue Philippe de la Salle, la bourgeoise : rien de spécial, juste un peu hâve, juste ce qu'il faut pour s'ébrouer et prendre son quart à bord du navire qui brinqueballe.

Le trolley numéro 13 glisse sur une mer étale, laisse à sa droite le Clos Jouve et ses baraquements, des salles de classe préfabriquées, pour lesquelles les ex-collégiens que nous pouvions être n'avaient, allez savoir pourquoi, pas un regard.

La haute mer, et ses creux profonds comme des gouffres, commençait exactement là : à l'amorce de la longue descente sirupeuse en direction de la place de Terreaux. Une sorte de sale petit moment sournois à passer : une vague nausée d'après petit-déjeuner trop vite avalé ; un sas entre deux atmosphères et deux planètes : la frontière qui sépare la Croix-Rousse du reste du monde.

Passé le terminus de la Ficelle, le funiculaire maintenant disparu, ce sont des alignements de commerces muets, incroyablement vieillots, sombres comme des traboules, inquiétants comme le visage lisse de Guignol, dont la ville à cet endroit conserve le secret.

Vient l'épisode du triomphe, celui de la fontaine des Terreaux et de l'Hôtel de ville, travesti en pièce montée bardée de chantilly : il éblouit, brièvement, juste avant de pénétrer dans le ventre de la ville, ses longues voies étroites, caverneuses comme des intestins de bêtes : les deux épines dorsales immobiles - il faut au moins ça - que sont la rue de l'Hôtel de ville à l'aller, la rue de Brest au retour.

Dans ces intestins il y a du champignon mexicain : la Place des Jacobins surgit comme un flash, resplendissant comme un temple aztèque, explosant de lumière comme une clairière soudaine, avant le bouquet final, extatique : ce sera la place Bellecour, irrespirable de grandeur, d'arrogance militaire, faite pour le canon pointé sur les ouvriers mécontents, qui ne savent pas se tenir.

Le monstre mafflu nous déposerait à notre destination, peu après avoir dépassé la Poste centrale, monument sponsorisé par Staline soi-même.

Nous traverserions alors le Rhône en pressant le pas, vers les facultés du quai Claude Bernard. Et nous n'y penserions plus.

 

Au retour, peut-être, nous serions gratifiés d'un grain de fantaisie héroïque : le chauffeur, descendu de sa machine, arcbouté à l'arrière de la bête, tirant sur les câbles, tel un ludion, un troll trop léger, s'efforçant de replacer les perches dans leur logement de ferraille : cette toile aérienne qui nous accompagne tout au long du parcours de la ligne 13, comme à la vogue les autos qui tamponnent sont poursuivies par leurs perches, léchant le treillis électrique au-dessus d'elles.

C'est qu'à cet endroit, le Jardin des Pierres Plantées a présenté au monstre rouge une énigme qu'il ne sait pas résoudre : son virage en épingle à cheveux, propre à faire dérailler les perches.

Le monstre ne s'y connaît pas en épingles à cheveux, pas plus qu'en tout autre article fait pour accompagner la beauté des femmes.

  • André

    Le "13" c"était mon bus ! Fils de cheminot, je ne payais pas le train. Alors j'en profitais un max. Je me rendais souvent à la Gare de Perrache pour diverses destinations... Même quand j'étais militaire. Gratuit au lieu de quart de place, intéressant, non !
    Mais à 21 ans... finie la vie de château !

  • Dominique

    Le "13" qui passait rue Philippe de Lassalle c'était le 13-cimetière à ne pas confondre avec le 13-XRousse !
    Le 13-cimetière est devenu le C18 : peut-être que la destination "cimetière" dérangeait un peu !?

  • Pascal

    Magnifique ! Ce texte est magnifique… Tout y est, absolument tout. Le véhicule lui-même, magique, les bruits des portes, le Receveur, les rues parcourues, absolument tout. Et votre style a de quoi rendre jaloux quiconque ambitionne d’écrire sur ce site. Bravo !

  • Marc

    En réponse à: Pascal

    Merci beaucoup, Pascal.
    Je voudrais dire, très sincèrement, une chose : chacun s'exprime avec la façon qui lui est propre et, bien souvent, ce sont les textes d'apparence très simple qui sont parmi les plus intéressants et les plus chargés d'émotion.
    Il ne faut pas hésiter à proposer des anecdotes : chaque nouvelle histoire publiée ici est un bonheur, pour les Croix-Roussien·nes bien sûr, mais pas seulement.
    Je serais vraiment, vraiment désolé si bien involontairement, certain·es se laissaient intimider par des textes qui peuvent parfois être un peu trop rédigés, comme le sont certains des miens, je pense...
    Alors, hardi ! A nos plumes d'oies !
    Bien amicalement...,

    ...et pour que vive la Croix-Rousse... : écrivons, écrivons !
    (en plus, c'est très sympa à faire, même si c'est souvent un petit boulot - agréable - mais un petit boulot quand même...)

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